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STRASBOURG (Reuters) - Le Conseil
de la Communauté urbaine
de Strasbourg, présidé
par Robert Grossmann (UMP),
a approuvé la mise en
place d'un réseau de
vidéosurveillance destiné
à lutter contre la délinquance.
Seuls 12 conseillers, sur
91, se sont prononcés
contre, tandis que quatre élus
se sont abstenus.
Les élus socialistes
et verts ont dénoncé
le projet au nom de la défense
des libertés publiques
mais surtout en critiquant son
coût et le risque de voir
la délinquance se déplacer
vers les secteurs non surveillés.
Ils ont également contesté
la compétence communautaire
sur ce dossier.
L'ancien maire socialiste
de Strasbourg Roland Ries a
cependant émis un vote
favorable. Il avait été
lui-même à l'origine
de la mise en place, à
partir de 2000, d'un système
de vidéosurveillance
dans les transports en commun.
Cinquante-cinq caméras
seront installées d'ici
fin 2003 dans le centre-ville
de Strasbourg et dans le quartier
populaire de la Meinau. Elles
seront reliées à
un centre de supervision où
se relayeront une quinzaine
de personnes.
Cette première phase
coûtera 2,75 millions
d'euros à la collectivité.
A terme, d'ici 2006, 200 caméras
devraient être en service
dans l'agglomération
en ciblant les zones de délinquance,
l'investissement global approchant
alors les huit millions d'euros.
Un comité d'éthique
composé d'élus
et de personnalités qualifiées
sera "chargé de
veiller au bon fonctionnement
du dispositif dans les règles
fixées par la loi",
selon le texte de la délibération.
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