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Noël sous vidéosurveillance
caméra de surveillance
Article paru dans les DNA le Vendredi 28 novembre 2003
  Journal  les D N A
Version original ici
 
 

 

A partir d'aujourd'hui midi, une quarantaine de caméras de surveillance tourneront en permanence dans des espaces publics du centre ville de Strasbourg. Dans un premier temps, ce dispositif doit participer à la sécurité du marché de Noël.

 
  « L'urgence était la sécurisation du marché de Noël », explique Robert Grossmann au nouveau centre de supervision de la CUS (Communauté urbaine de Strasbourg) où des vidéosurveilleurs peaufinent leur technique dans la dernière ligne droite de la phase d'essai. Car à partir d'aujourd'hui midi, les images filmées 24 h / 24 et 365 jours par an par la quarantaine de caméras d'ores et déjà installées dans le centre-ville de Strasbourg seront enregistrées.

 
 

Un total de 80 caméras


Une quinzaine de caméras ciblent plus particulièrement les sites du marché de Noël. « Notre préoccupation est d'apporter le plus possible de sécurité. Là où la vidéosurveillance est installée, la délinquance ne se manifeste plus », assure le président de la CUS avant d'évoquer, les effets positifs des caméras installées « dans les bus par nos prédécesseurs », ou encore dans la gare par la SNCF. Un système de vidéosurveillance provisoire avait été installé sur les marchés de Noël 2002 afin de répondre aux inquiétudes du moment. Des inquiétudes qui persistent.

Le nouveau dispositif de surveillance chiffré à 2,6 millions d'€, travaux de voirie compris, et voté le 25 avril dernier par le conseil de la CUS, prévoit l'installation au premier trimestre 2004 d'un total de 80 caméras couvrant notamment le centre-ville, le quartier de la Meinau et certaines zones d'Hoenheim.
« La vidéosurveillance concerne les territoires urbains les plus sensibles, mais nous tenons également compte de l'ensemble de l'agglomération afin d'éviter des reports de la délinquance vers des zones non surveillées », explique Francis Jaecky, directeur délégué à la sécurité pour la CUS. Chaque caméra, dont le coût varie de 8 à 9 000 € selon son lieu d'installation, peut être commandée à distance. Elles enregistrent 25 images à la seconde et peuvent pivoter sur 360 °.
La mise en place de ce dispositif de surveillance n'est cependant qu'un des pans de la politique de sécurité, rappelle Robert Grossmann. « Cinquante policiers municipaux supplémentaires ont été recrutés. Les caméras de surveillance complètent l'action des policiers à pied ». Le centre de supervision de la CUS d'un coût de 150 000 € est également relié avec la salle de commandement du commissariat central. « Si nous constatons une agression, un délit, nous prévenons la police nationale. Nous pouvons transmettre nos images en temps réel », précise Francis Jaecky. Les images enregistrées peuvent également être mises à la disposition de la justice. « Ce dispositif offre deux très grands avantages. D'une part, c'est un système de dissuasion. D'autre part, les auteurs de délits peuvent être identifiés », insiste Robert Grossmann.


Au centre de supervision, les vidéosurveilleurs ont été spécialement formés et recrutés. (Photo DNA - Michel Frison)

 

Images conservées
96 heures


Le nouveau système de vidéosurveillance qui s'inscrit dans le cadre de la loi du 21 janvier 1995 concilie l'intérêt collectif et le respect des libertés individuelles, affirme Francis Jaecky. « Les images sont conservées 96 heures alors que la loi prévoit un mois de conservation avant leur destruction. Un système de masquage occulte automatiquement les zones privées. Ces caches automatiques sont paramètrés dans les machines que les opérateurs ne peuvent pas modifier. »
Un personnel recruté avec rigueur, poursuit Christian Anthoni, le chef de la prévention, de l'animation et de la sécurité. Les huit premières recrues ont suivi une formation de vidéosurveilleur dispensée par l'éducation nationale au Greta de Béziers. Ils recevront aujourd'hui leur diplôme officiel, puis seront assermentés en préfecture.
Pour sa part, le public sera informé par des panneaux de signalisation de la présence des caméras de surveillance. « Ce n'est pas un dispositif de caméras cachées », répète Francis Jaecky. Sous certaines conditions réglementaires, la population pourra avoir accès aux images enregistrées. Un comité d'éthique sera mis en place en début d'année 2004 avec des représentants de la collectivité, de la justice et de la société civile.

J.-F.C.


© Dernières Nouvelles d'Alsace - Ven 28 nov. 2003

 

 

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