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Un total de 80 caméras
Une quinzaine de caméras
ciblent plus particulièrement
les sites du marché de
Noël. « Notre préoccupation
est d'apporter le plus possible
de sécurité. Là
où la vidéosurveillance
est installée, la délinquance
ne se manifeste plus »,
assure le président de
la CUS avant d'évoquer,
les effets positifs des caméras
installées « dans
les bus par nos prédécesseurs
», ou encore dans la gare
par la SNCF. Un système
de vidéosurveillance
provisoire avait été
installé sur les marchés
de Noël 2002 afin de répondre
aux inquiétudes du moment.
Des inquiétudes qui persistent.
Le nouveau dispositif de surveillance
chiffré à 2,6
millions d'€, travaux de
voirie compris, et voté
le 25 avril dernier par le conseil
de la CUS, prévoit l'installation
au premier trimestre 2004 d'un
total de 80 caméras couvrant
notamment le centre-ville, le
quartier de la Meinau et certaines
zones d'Hoenheim.
« La vidéosurveillance
concerne les territoires urbains
les plus sensibles, mais nous
tenons également compte
de l'ensemble de l'agglomération
afin d'éviter des reports
de la délinquance vers
des zones non surveillées
», explique Francis Jaecky,
directeur délégué
à la sécurité
pour la CUS. Chaque caméra,
dont le coût varie de
8 à 9 000 € selon
son lieu d'installation, peut
être commandée
à distance. Elles enregistrent
25 images à la seconde
et peuvent pivoter sur 360 °.
La mise en place de ce dispositif
de surveillance n'est cependant
qu'un des pans de la politique
de sécurité, rappelle
Robert Grossmann. « Cinquante
policiers municipaux supplémentaires
ont été recrutés.
Les caméras de surveillance
complètent l'action des
policiers à pied ».
Le centre de supervision de
la CUS d'un coût de 150
000 € est également
relié avec la salle de
commandement du commissariat
central. « Si nous constatons
une agression, un délit,
nous prévenons la police
nationale. Nous pouvons transmettre
nos images en temps réel
», précise Francis
Jaecky. Les images enregistrées
peuvent également être
mises à la disposition
de la justice. « Ce dispositif
offre deux très grands
avantages. D'une part, c'est
un système de dissuasion.
D'autre part, les auteurs de
délits peuvent être
identifiés », insiste
Robert Grossmann.
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Au centre
de supervision, les vidéosurveilleurs
ont été spécialement
formés et recrutés.
(Photo DNA - Michel Frison)
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Images conservées
96 heures
Le nouveau système de
vidéosurveillance qui
s'inscrit dans le cadre de la
loi du 21 janvier 1995 concilie
l'intérêt collectif
et le respect des libertés
individuelles, affirme Francis
Jaecky. « Les images sont
conservées 96 heures
alors que la loi prévoit
un mois de conservation avant
leur destruction. Un système
de masquage occulte automatiquement
les zones privées. Ces
caches automatiques sont paramètrés
dans les machines que les opérateurs
ne peuvent pas modifier. »
Un personnel recruté
avec rigueur, poursuit Christian
Anthoni, le chef de la prévention,
de l'animation et de la sécurité.
Les huit premières recrues
ont suivi une formation de vidéosurveilleur
dispensée par l'éducation
nationale au Greta de Béziers.
Ils recevront aujourd'hui leur
diplôme officiel, puis
seront assermentés en
préfecture.
Pour sa part, le public sera
informé par des panneaux
de signalisation de la présence
des caméras de surveillance.
« Ce n'est pas un dispositif
de caméras cachées
», répète
Francis Jaecky. Sous certaines
conditions réglementaires,
la population pourra avoir accès
aux images enregistrées.
Un comité d'éthique
sera mis en place en début
d'année 2004 avec des
représentants de la collectivité,
de la justice et de la société
civile.
J.-F.C.
© Dernières Nouvelles
d'Alsace - Ven 28 nov. 2003
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